Delevoye : un cumulard qui n’offrira pas aux Français le système dont il bénéficie

Rédigé par notre équipe le 12 septembre 2019.

Le Gouvernement rend-il fou ? La question est légitime tant les écarts de conduite des ministres présents et passés sont légion. La Macronie a toutefois atteint un niveau jusqu’alors impensable qui semble même toucher ceux qui étaient perçus comme intègres et sincères. La dernière victime en date de cette honteuse maladie n’est autre que l’ultime entrant au Gouvernement : Jean-Paul Delevoye. Le Monsieur retraites du Gouvernement est un homme heureux, car en plus de sa rémunération de ministre délégué, il reçoit sa généreuse retraite d’élu local…

Edouard Philippe et Emmanuel Macron ont recruté un champion hors catégorie. Son nom est désormais connu de tous : Jean-Paul Delevoye. Ce spécialiste respecté a mené à bien la première phase de la future réforme des retraites et pour éviter que son travail ne tombe entre des mains incompétentes il a accepté l’invitation de devenir membre du Gouvernement avec pour unique mission de terminer ce qu’il a commencé. Et comme tout travail mérite salaire, le nouveau ministre délégué reçoit un salaire brut de 10 135 euros mensuels. C’est très bien surtout pour un homme de 70 ans appelé à couler une retraite heureuse.

Le retraité le plus nanti de France ?

Avec une République si généreuse avec ses enfants, il est difficile de raccrocher les gants. Le haut-fonctionnaire est donc aujourd’hui ministre, mais aussi retraité ! Car en plus de toucher plus de 10 000 euros par mois, Delevoye profite de sa retraite d’élu (maire Bapaume dans le Pas-de-Calais) de l’ordre de 2 000 euros mensuels. La plupart des retraités rêvent d’une telle somme et Delevoye arrive à la multiplier par six le temps de son (court ?) passage au Gouvernement.

On commence à se poser des questions surtout que cette double rémunération n’avait pas lieu avant son entrée au Gouvernement. Delevoye avait en effet renoncé à sa retraite tant qu’il touchait sa rémunération de haut fonctionnaire. Une démarche tout à son honneur qu’il n’a pas poursuivi lors de son entrée au sein de l’exécutif. La raison donnée est bien arrangeante : « En tant que ministre, sa rémunération est indexée à celles des autres membres du gouvernement, et arrêté par décret. Sa mission étant par essence temporaire, il ne voulait pas abandonner définitivement ses droits ». Comme quoi le droit est vraiment mal fait. On force les retraités à travailler jusqu’à épuisement et on leur interdit de ne pas cumuler les hauts revenus… Un petit changement de loi ou de statut était donc impossible à envisager ?

Heureusement, Delevoye ne touche pas de retraite en qualité d’ancien parlementaire. Bravo à lui ! Sauf qu’il n’y a aucun geste sain de sa part, juste l’application de la loi. Il est interdit de cumuler les revenus de ministre avec une retraite de parlementaire. Pourquoi ne pas avoir étendu cette règle à tous les domaines ? Peut-être parce qu’en politique, il faut juste afficher des symboles. Et si on gratte, alors on s’aperçoit de la machine à fric dont profitent nos élus tourne à plein.

Toute cette histoire ne remet pas en cause la compétence de Delevoye, mais est-il encore assez crédible pour porter une réforme des retraites qui risque de pénaliser beaucoup de monde ? Un nanti peut-il dire aux pauvres de se serrer encore la ceinture ? Pour une fois avec cet exécutif, il n’y a rien d’illégal, mais comme souvent, c’est l’immoralité qui règne.

Déjà une remarque sur cet article

  1. amazonia dit :

    AU NOM DU FRIC .
    Du pognon de dingue ! politique du 2 poids /2 mesures !
    Entre ceux qui profitent des privilèges
    EUX les parasites d’état = jouisseurs des avantages ++++
    pour les GUEUX /Ceux qui ne sont rien ! pour EUX (peuple )
    les factures +++pour entretenir les nombreux RIPOUX .

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