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Brexit : même les médias poussent enfin à la sortie

Rédigé par notre équipe le 21 octobre 2019.

Depuis le 23 juin 2016 au soir, les journalistes ont fait leur choux gras d’une actualité bruxello-londonienne : le Brexit. Le peuple britannique a voté en faveur de la sortie de l’Union européenne, mais ce résultat démocratique a sans cesse été remis en cause avec des arguments toujours plus empruntés à l’univers orwélien de 1984. Boris Johnson a réussi à renverser la table alors que les observateurs lui prédisaient une chute historiquement rapide. Le Premier ministre britannique est parvenu à un nouvel accord, mais l’opposition n’en démord pas. La fin de l’histoire est toujours aussi incertaine et même les journalistes n’en peuvent plus. Ils appellent – pour certains – à un Brexit rapide. Ou quand l’impossible devient possible…

De quelle matière est fait Boris Johnson ? L’homme occupe le 10 Downing Street depuis le 24 juillet dernier et a déjà réussi à obtenir un nouvel accord de sortie de l’Union européenne. Un tour de force pour celui dépeint comme un décadent, un fou incapable de mener une politique sérieuse et qui fasse sens. Un coup dans la fourmilière européenne qui a fini par lâcher du lest après un premier accord accordé à Theresa May qui avait des airs de poison mortel. Johnson a imposé sa volonté à Bruxelles (prends en de la graine Manu !) et est parvenu à un accord jugé bon par toutes les parties.

Une stratégie du pourrissement contre-productive ?

C’était sans compter sur ceux qui, au Royaume-Uni, trépignent d’impatience. L’opposition n’a toujours pas conquis le pouvoir après trois années d’un cirque largement alimenté par les nervis bruxellois. Malgré les ruptures, les désertions et les retournements de veste, le parti conservateur garde le pouvoir, mais n’est pas assez fort pour voter le Brexit une bonne fois pour toutes. L’opposition n’est capable de rien sauf de hurler « non » à tout. Elle a recalé Theresa May et entend bien administrer la même potion à un Boris Johnson qui a pour lui la force du droit et de la volonté. Les Britanniques ont voté majoritairement pour la sortie de l’UE, alors le Royaume-Uni la quittera avec ou sans accord.

Contraint de reculer la semaine dernière, le Premier ministre espère bien rallier une majorité de députés autour d’un vote favorable à l’accord trouvé avec Bruxelles. La mission est des plus périlleuses car les principales figures de l’opposition ont raillé un accord « pire » que le premier quand bien même ils n’avaient pas eu le temps de lire une seule ligne. Le Brexit est devenu le moyen de se payer des Premiers ministres facilement. La démocratie dans tous ça ? Ils s’en foutent ! Si les parlementaires britanniques commencent à se préoccuper de la démocratie, ils n’auront plus un moment pour s’occuper de politique ! A croire que la vie de parlementaire est très différente d’une Assemblée à l’autre. Quand une Goulard a le temps de « travailler » et d’être payée par un « think tank » plus de 10 000 euros par mois, les députés britanniques n’ont le temps que de dire « non » à tout.

Ce cirque finit par agacer même les champions du maintien coûte que coûte du Royaume-Uni au sein de l’UE. Parmi eux, les journalistes (français) qui ont prédit à Londres des événements pires que les sept plaies d’Egypte. Aucune de leur prédiction n’a eu lieu, mais pour les faux prophètes, l’important est de délivrer la fausse nouvelle et non pas de discourir sur sa nature mensongère. Symbole de ce changement de pied, Le Monde signe aujourd’hui un éditorial dans lequel le lecteur a la surprise de lire qu’il faut « admettre la réalité du Brexit » ! Il aura fallu plus de trois ans pour que les journalistes se fassent une raison. Le Brexit a été voté par le peuple, alors le peuple doit obtenir ce qu’il a exigé démocratiquement. Le pas est immense pour toute la caste journalistique.

Il est d’autant plus savoureux que la stratégie du pourrissement avait été adoptée d’emblée avec l’espoir que le résultat du referendum serait oublié avec le temps et les situations kafkaïennes créées par les bureaucrates bruxellois puis leurs serviteurs britanniques déguisés en députés d’une opposition qui n’a jamais aussi bien portée son nom. Finalement, le « ras-le-bol » pourrait bien se retourner contre tous ces oiseaux de malheur. Les Britanniques veulent simplement vivre loin des diktats bruxellois. Une volonté légitime et démocratique qui fait toujours aussi peur à l’UE. Mais les fanatiques bruxellois ont un coup de fatigue et ne peuvent plus nier le réel et manier la novlangue. Pendant un court instant seulement.

Déjà 2 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    (( BREXIT )) ? 100% foutage de gueule !
    BRUXELLES = UE / BILDERBERG grosse magouille !
    un nouveau référendum ?
    COMME POUR LES FRANCAIS EN 2005 ? (( DIRE NON UE ? ))
    Pour les charognards BILDERBERG =
    faire pondre un OUI ?
    UE = gros merdier MONDIALISTE qui se moque des PEUPLES ./
    Voir la CATALOGNE ESPAGNE ? avec un fauteuil pour toutes
    les têtes couronnées D’EUROPE .
    SCANDALEUX ? OUI . Des dirigeants !en prison ?
    POUR VOULOIR DIRE NON a UE / ROI D’Espagne BILDERBERG ./

  2. Bluesun dit :

    Pas prévue la sortie dans les règles du jeu europe-mondialisation.

    Tout le monde y est entré, fleur à la bouche.

    3 décennies après, la fleur s’est fanée, les bouches se sont fermées, et c’est en vain que les peuples de l’U.E en cherchent la sortie.

    Si l’Angleterre ouvre la brèche, c’est peut-être l’écroulement de toute la machination système.?

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