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Grève à la SNCF : le Gouvernement joue les durs sans aucun résultat

Rédigé par notre équipe le 21 octobre 2019.

La grève surprise entamée par les cheminots ce samedi n’est pas passée inaperçue. C’est toujours le cas dès lors que les trains ne roulent plus. Il est vrai aussi que la journée de grand départ de vacances de la Toussaint a assuré une belle mise en exergue de ce mouvement. Les cheminots font valoir leur droit de retrait suite à un incident alors que le Gouvernement parle de grève sauvage. Les deux camps ne se mettront pas d’accord et si l’exécutif a été si prompt à se mettre du côté des usagers, ce n’est que par opportunisme politique.  

La grève se termine, vous pouvez aller au travail sereinement ! Le petit refrain chantonné depuis ce matin par la direction de la SNCF et le Gouvernement fait plus figure de vœu pieux que de réalité. Car si le trafic s’est globalement amélioré par rapport à ce week-end, l’usager qui a besoin de prendre le train ne sait pas vraiment s’il pourra compter dessus. Le charme de la SNCF sans doute. Le charme d’une France orgueilleuse d’un service public en voie de disparition car démantelée par les politiciens et perdu de vue par nombre de ses agents. Une fois n’est pas coutume, ce mouvement qui a bloqué plus de 3 millions de personnes, s’est attiré immédiatement les foudres du Gouvernement. Pourquoi une réaction si vive pour un pouvoir qui a l’habitude de compter les forces en présence avant de se décider à parler ?

Criminalisation en vue pour les « mauvais » cheminots

Si Edouard Philippe est venu rapidement à la gare du Nord pour un exercice de communication anti-grève, c’est parce qu’il a bien compris que plus personne ou presque ne prendra fait et cause pour la SNCF. La réforme de l’entreprise est passée comme une lettre à la Poste (quand celle-ci fonctionnait encore) grâce à des syndicalistes incapables de se mobiliser et à un public qui n’a pas compris que le démantèlement de l’entreprise était la matrice de la politique gouvernementale en matière de services publics. Il faut désosser tout ce qui a marché un jour en France et donner les restes à un secteur privé qui dicte ses lois à l’ancien banquier et à ses sbires du Gouvernement.

Edouard Philippe est en première ligne, et la ministre des Transports (ou de l’Ecologie, personne ne sait très bien) trouve le chemin d’Europe 1 ce lundi matin pour déclarer que ce « mouvement est très choquant ». La fameuse « prise en otage » des usagers est ressorti par tous les macronistes qui, faute de train, n’ont plus qu’à se remettre en marche pour aller là où ils veulent. C’est peut-être mieux ainsi, car quitte à aller dans le mur, la marche provoque des dégâts moins graves qu’un train lancé à pleine vitesse.

Le pouvoir fait la promesse de sanctions en justice, car le droit de grève aurait été bafoué tandis que la direction de la SNCF se range une fois de plus derrière ses maîtres. Guillaume Pepy, patron de la SNCF depuis 2009 suit comme toujours le mouvement non pas imprimé par les cheminots, mais par ceux qui ont la main sur sa carrière de haut fonctionnaire. Pepy n’a rien fait pour sauver l’entreprise du naufrage et il se met dans le camp du pouvoir en criant que des retenues sur salaire seront effectuées. Son salaire à lui ne sera pas impacté par les mauvais chiffres du groupe qu’il dirige. Il profitera donc de ses 450 000 euros par an jusqu’à la fin de l’année, date de la terminaison de son mandat.

Petit geste pour les usagers, tous les billets perdus lors de ce mouvement seront « remboursables ». Remboursables et non pas remboursés, ca il faudra oser affronter le service client de la SNCF pour espérer récupérer l’argent jeté sur les rails insalubres. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes. Les cheminots ont gueulé un peu. Les Français ont eu une piqure de rappel en ce départ en vacances. Le Gouvernement, lui, peut foncer pour en finir prochainement avec le fantôme d’une entreprise amenée à l’échec par tous.

Déjà 5 remarques sur cet article

  1. amazonia dit :

    BARBE NOIRE . 1ER SINISTRE . FLOP LA MACRONNIE .
    La porte parole ! EN MARCHE = toujours Caméléon la MEUF .
    PARLER ? au nom de LA FRANCE ? Une INSULTE . pour la FRANCE.
    Triste réalité . PAUVRE FRANCE . en Marche= arrière . FLOP .

  2. blackdog dit :

    Nous en avons marre de ces cheminots qui trouvent normal de partir à la retraite à 50ans et…..qui se la font payer par le bon peuple qui trime jusqu’à 63 ans ! ! !

  3. blackdog dit :

    Vous dites que l’entreprise SNCF a été démantelée……
    Le premier qui a laissé l’entreprise partir à vaux l’eau c’est bien G Pepy….Ca n’est pas les syndicalistes ! ! !
    Nous avons assisté boche bée à la mort du transport des marchandises SNCF pendant que s’empilaient des camions sur nos routes de FRANCE;
    Et l’on nous parle de solutions pour combattre la pollution……………

  4. Patricia BERTHELOT dit :

    Bonjour, faite quelque chose il y en a marre de ses feignants, vous vous rendez compte un roulant partiront 11 ans avant ceux qui partent à 62 ans, une honte aujourd’hui quand vous savez qu’au plus tôt la plupart des personnes pourront partir à 62 ans. Dans la restauration un taf n’est pas facile, très fatigant, avec des coupures, travail les week-ends et il ne se plaigne pas. C’est certainement un métier plus difficile que roulant. J’en connais des roulants et bien ils ne sont pas fatigué arrivé en retraite. Pour moi fin des privilèges il faut un seul régime.

  5. amazonia dit :

    NOS DIRIGEANTS . Grosses têtes !
    pour faire carrière ! être pousser au Q par BILDERBERG .
    Ëtre adouber ?
    Le premier sinistre barbe noire !
    pour UE ? pas la Goulard ! mise en place !
    de Thierry Breton = Adouber BILDERBERG . Bon serviteur UE .
    QUOI ? de mieux pour détruire NOTRE FRANCE .
    UE grosse magouille =en politique rien n’arrive par hasard .CQFD

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