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Le boulet Sandro Gozi détaché de Matignon

Rédigé par notre équipe le 24 octobre 2019.

Décidément, la Macronie est à la peine dès qu’elle touche à la matière européenne. L’été dernier, le Gouvernement avait abondamment fait la promotion de la venue d’un certain Sandro Gozi au sein de l’équipe d’Edouard Philippe. Ancien député italien puis Secrétaire d’Etat aux affaires européennes auprès du président du conseil italien, l’homme de gauche avait été recruté par la Macronie. La manœuvre était simple : donner une leçon de morale à l’honni Gouvernement italien en prenant un « expert » des questions européennes (forcément libéral et incompatible avec la ligne Salvini). Trois mois plus tard, le coup politique se transforme en pantalonnade.

Parmi les millions de chômeurs, ceux qui ont un bagage politique et de cirage de pompes sont en émoi. Une belle place s’ouvre auprès du Premier ministre français depuis la démission de Sandro Gozi. L’homme était un parfait inconnu en France avant sa nomination surprise au sein du cabinet d’Edouard Philippe. Propulsé au poste de conseiller pour les questions européennes, l’homme n’a visiblement pas pris très au sérieux sa mission entamée le 30 juillet dernier. Et pour cause, Gozi ne travaillait pas seulement pour le Gouvernement français puisqu’il menait en parallèle des missions de consulting.

Gozi ou le stakhanoviste bruxellois par excellence

Ce n’est pas la première fois que les politiciens font dans le (lucratif) mélange des genres. Une autre macroniste – Sylvie Goulard – a défrayé la chronique et échoué lamentablement aux portes de la Commission européenne. A croire que les questions européennes et la Macronie forment un cocktail détonant. Gozi, lui n’a pas fait semblant de bosser pour un think tank aux allures de lobbyiste. Il a préféré travailler à son compte pour au moins un autre Gouvernement étranger, maltais en l’occurrence. Sandro Gozi, un Européen convaincu ou plutôt un mercenaire patenté qui offre ses services à tout le monde en même temps.

Après moins de trois jours de polémique, Edouard Philippe a préféré ne pas répéter la même mauvaise farce de Macron avec Benalla. Le Premier ministre s’est rapidement séparé de Gozi, lequel a officiellement démissionné de son poste. Une démission à la Goulard qui doit lui permettre de « retrouver la pleine liberté de parole ». L’excuse est facile, mais ne convainc personne. Quand on a rien à se reprocher et qu’en plus on exerce une fonction où la parole publique est inexistante, le besoin de « retrouver sa liberté de parole » est un argument inopérant. D’ailleurs, Gozi ne semble pas très doué dès qu’il faut rendre des comptes…

Matignon a affirmé ignorer les activités de conseil de Gozi, chose que ce dernier dément. Le contrat maltais qui pose problème (d’autres suivront ?) se serait conclu avant la prise de fonction auprès d’Edouard Philippe. Pauvre Gozi ! Obligé de démissionner alors qu’il menait du bon boulot (lequel exactement ?) pour la France. Mais qu’il ne crie pas trop vite au racisme français contre les Italiens. Car, placé sur la liste européenne d’En Marche, l’Italien deviendra député européen dès la sortie effective du Royaume-Uni de l’Union européenne. Une bonne nouvelle pour ses finances personnelles, mais une mauvaise pour sa « liberté d’expression » qu’il chérit tant.

Déjà une remarque sur cet article

  1. amazonia dit :

    EN AVANT .
    Toutes voiles dehors ! les ripoux UE . EN MARCHE
    Plus vite pour détruire NOTRE FRANCE LIBRE .
    Les charognards UE Payer un bon prix pour suivre les ordres
    des MONDIALISTES . =zéro démocratie
    seule valeur ? LE POGNON des peuples esclaves ./
    STOP UE .
    POUR QUAND ? (( LA PROPORTIONNELLE ? ))
    Des millions de FRANCAIS n’ont pas la parole !
    ALORS un seul nom = DICTATURE . EN MARCHE . dans le MUR .

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