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Comment George Soros a noyauté la Cour européenne des droits de l’homme

Rédigé par notre équipe le 21 février 2020.

Le dossier spécial publié par Valeurs Actuelles, sous la plume de son directeur de rédaction, Geoffroy Lejeune, fait l’effet d’une bombe. Ce dossier à charge démontre de manière objective et chiffrée la stratégie de noyautage opérée par l’homme d’affaire George Soros au sein de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

Ce constat terrible repose sur l’enquête d’un homme : Grégor Puppinck, docteur en droit, directeur de l’ONG ECLJ (Centre européen pour le droit et la justice) et membre du Comité d’experts sur la réforme de la CEDH. Son ONG participe, depuis une vingtaine d’année, au cercle d’influence de la CEDH. Il sait donc pertinemment de quoi il parle.

Après avoir mené une enquête de six mois, Puppinck a pu révéler qu’il existe des liens plus qu’étroits entre bon nombre de juges de la CEDH et plusieurs ONG appartenant à la sphère de George Soros, que cela soit directement à travers sa propre ONG, l’Open Society Foundations (OSF), ou des ONG lui étant officieusement affiliées, par le versement de financements, parfois massifs, ayant pour origine l’OSF.

Ces ONG sont au nombre de sept : le Centre sur les droits individuels en Europe, Amnesty International, la Commission Internationale des Juristes, Interights, Human Rights Watch, le réseau des comités et fondations Helsinki et, bien entendu, l’Open Society Foundations.

Après avoir étudié les CV des cent derniers juges de la Cour y ayant siégé depuis 2009, il constate que 22 d’entre eux ont des liens avérés avec l’une des ONG appartenant à ce groupe (dont 12 directement avec l’OSF), que cela soit par leur présence à leur direction, par leur participation à leurs actions, ou encore pour avoir bénéficié de leurs financements. Par ailleurs, il ne s’agit là que de liens avérés, l’OSF finançant des centaines d’autres structures. En outre, Puppinck dénombre, depuis une dizaine d’années, 185 affaires où au moins l’une de ces ONG est présente de manière directe, que cela soit comme partie requérante, comme représentant ou comme intervenant. Pour les autres cas : « Le nombre d’affaires laissant apparaître un lien indirect est si considérable que nous n’avons pas entrepris de l’évaluer totalement. »

Ce noyautage, d’une redoutable efficacité, explique la conversion forcenée de la CEDH au « sorosisme », proclamant notamment : « la diversité et le multiculturalisme sont—et doivent rester — des valeurs européennes essentielles ». Les affaires sociétales sont devenues le cœur de l’influence de ces ONG sur la CEDH, car c’est à travers elles que l’idéologie sorosienne attaque le plus efficacement la nature des Etats européens (contrôle de leurs frontières, de l’immigration, anthropologie cohérente des genres…).

Ces juges viennent, pour la majorité des cas, de Bosnie, d’Albanie, de Bulgarie, de Croatie, de Roumanie, de Hongrie ou encore de Lettonie, des pays où les acteurs engagés sur le plan sociétal le font prioritairement à travers des ONG afin d’obtenir une indépendance vis-à-vis de leurs gouvernements. De plus, ces nominations sont rendues possibles du fait des processus de recrutement des juges de la CEDH : ces derniers ne doivent pas nécessairement être des juristes professionnels, d’où leurs parcours perméables à toutes sortes d’influences.

Malgré tout, ces révélations pourraient bien être largement partielles. En effet, Puppinck a réalisé ses recherches uniquement à travers le logiciel Hudoc, qui constitue la base de données officielles de la CEDH. Or, selon ses dires, les publications émises sur ce logiciel ne constituent qu’une minorité des affaires de la Cour, et les ONG sont loin d’y fournir des informations exactes. Sans compter les avocats présents à la Cour qui ne déclarent pas travailler pour des ONG.

Enfin, il faut savoir qu’un juge de la CEDH a bien plus de pouvoir qu’un juge français. Si ce dernier dispose d’un code civile précis qu’il se charge, en théorie, uniquement d’appliquer, le juge unioniste n’est contraint que par la maigre vingtaine d’articles de la Convention des droits de l’homme. Aussi, son pouvoir d’interprétation est immense, et ses jugements deviennent des jurisprudences qui font loi.

Centraliser les processus de décision (Cour supranationale) tout en préservant une fragmentation des acteurs de ce centre (ONG, juges, lobbyistes…) est le meilleur moyen de créer des brèches dans lesquelles pourront s’engouffrer les puissances d’influence. Le scandale Soros en est l’illustration parfaite.

 

Lien pour télécharger le rapport : https://eclj.org/ngos-and-the-judges-of-the-echr

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