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L’Etat compte libérer nos futurs assassins

Rédigé par notre équipe le 11 mars 2020.

La commission des lois de l’Assemblée nationale souhaite légiférer pour « encadrer » les djihadistes de nationalité française appelés à sortir de prison : 150 environ d’ici 2022. La proposition de loi a été portée par un groupe La République en Marche.

Les mesures recommandées, on va le voir, sont d’une sévérité et d’une pertinence fidèles à ce qu’est devenu notre Etat : un organisateur de sa propre déliquescence.

Premièrement, les terroristes (ou les ennemis, qui est le terme adéquat lorsque l’on évoque des acteurs d’une guerre civile) devront répondre aux convocations du juge. On en tremble pour eux. Ensuite, ils se verront dans la très contraignante obligation d’établir leur résidence dans un lieu déterminé (en France donc, sur le sol qu’ils considèrent comme impur et voué à la conquête). Enfin, ils devront obtenir une autorisation spéciale pour changer de résidence, changer de métier ou se rendre à l’étranger.

En outre, « une interdiction d’entrer en relation et de paraître dans certains lieux et un placement sous surveillance électronique mobile » pourra être mise en place. On comprend donc que ne plus fréquenter des mosquées salafistes et être surveillé par l’Etat ne constitueront pas des mesures automatiques pour ces ennemis de l’intérieur. Pour rappel, l’assassin du Père Hamel, en 2016, portait un bracelet électronique au moment de son acte.

Le texte de la proposition de loi reconnait que « certaines de ces personnes peuvent présenter, à leur sortie de détention, de sérieux risques de réitération ou de passage à l’acte. Elles seront suivies, certes, mais l’état de notre droit ne garantit pas qu’elles puissent l’être de manière adaptée à leur dangerosité potentielle ». Or, les faibles mesures présentées jusqu’ici nous permettent de douter de l’efficacité du règlement de la menace.

De plus, évaluer de façon médicale ces sujets semble totalement inapproprié pour beaucoup d’entre eux : « il peut être difficile d’établir médicalement leur dangerosité, beaucoup ne souffrant pas de troubles psychologiques ou pratiquant la dissimulation ». De quoi faire revoir sa copie à l’outil médiatique arguant de la multiplication inexplicable des « déséquilibrés » en France.

Alors, que faire pour protéger les Français contre ces ennemis qui ont déclaré la guerre à la France, tout en ne pouvant pas être renvoyés à l’étranger ? Un système simple existait dans le passé afin de gérer les éléments les plus dangereux de la société : la Guyane.

Si le système carcéral de Cayenne est aujourd’hui l’objet de nombreuses représentations négatives (et à juste titre pour beaucoup d’entre elles), le système du bagne semble malgré tout le plus adapté à la situation que connait la France de nos jours. Si l’on éloigne la solution la plus radicale, que constitue la peine de mort, pour des raisons de respect de la personne humaine (dans sa nature, et non dans les cas particuliers qui nous intéressent), alors le retrait définitif de ces terroristes du sein de la société s’impose.

Car, quel sera le risque le plus insoutenable ? Celui de voir un terroriste épouser une hypothétique rédemption sans aucune chance de recouvrir sa liberté, ou celle qui consiste à libérer tous ces soldats de la terreur en croisant les doigts pour qu’ils ne s’en prennent pas à des Français installés à une terrasse de café, écoutant de la musique, ou déambulant dans les rues de Paris ?

Pour ceux qui se sont retranchés eux-mêmes de leur propre pays, l’exil éternel dans un bagne dédié à cet effet semble une réponse des plus logiques et appropriées. Que le mot Cayenne devienne, à leurs yeux, l’archétype de la terreur qu’ils cherchent tant à nous inséminer.

Déjà une remarque sur cet article

  1. zelectron dit :

    Douce France . . .

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