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Les policiers sous tension avec la crise du coronavirus

Rédigé par notre équipe le 26 mars 2020.

Les policiers font partie des personnes les plus exposées en France face au coronavirus. Du fait des multiples contrôles qu’ils effectuent, notamment afin de faire respecter le confinement, les agents de police se trouvent en première ligne dans la chaîne de transmission du virus.

Cette situation, que les policiers ont bien compris, les pousse à demander à leurs supérieurs la livraison de masques de protection. Malheureusement, ces demandes restent bien souvent lettre morte, tant le manque de moyens et d’anticipation de l’Etat laisse nos services publics sans protection. Les stocks de masques de protection n’ayant pas été renouvelés lorsque les anciens stocks étaient arrivés à terme, la France manque aujourd’hui cruellement de masques.

On se souvient, à l’occasion, de la farce grotesque et méprisable de Sibeth Ndiaye, expliquant que la pénurie de masques n’était pas un problème car ces derniers n’étaient pas nécessaires pour tout le monde. En effet, elle-même ne savait pas les utiliser et, à n’en pas douter, il en allait de même des Français. Les millions d’asiatiques portant actuellement massivement des masques sont donc, selon la porte-parole du gouvernement, d’une intelligence hautement supérieure aux Français, ou leur port du masque ne sert-il donc à rien, car ils ne sauraient pas l’utiliser correctement ?

Dans la police, la colère monte face au déni de réalité de leur exposition au virus. Là aussi, c’est l’absurde qui prime. A charge de preuve, cette annonce générale émise à destination des forces de police intervenant sur le terrain, et qui demande aux policiers de retirer leurs masques lorsqu’ils sont en intervention ! Devant l’énormité de la situation, les sept syndicats de police (Alliance, Synergie officiers, Unsa Police, SCSI, Unité, SICP et SCPN) ont émis dans la nuit du 25 mars un ultimatum au ministère de l’Intérieur : les policiers ne continueront plus les contrôles s’ils ne sont pas dotés de masques.

Suite à la montée des mécontentements, la hiérarchie policière et le ministère proposent, finalement, de laisser à la discrétion des policiers le choix de porter ou non un masque, si cela est nécessaire. Toutefois, toujours pas de livraisons en vue, alors que les stocks de la police sont dérisoires, et périmés dans de très nombreux cas.

De plus, le ministère demande, hier, à tous les commissaires, de livrer les stocks restant de masques aux personnels soignants. Preuve, si besoin en était, que la France ne dispose pas des stocks nécessaires, alors que 600 policiers sont déjà confinés car potentiellement infectés par le virus.

Cette situation tendue, et le possible arrêt des contrôles pour manque de moyens, advient alors même que le confinement n’est globalement pas respecté dans les banlieues ethniques, par peur des émeutes. Le ministère de l’Intérieur avait indiqué, selon le Canard enchaîné, que les contrôles et les mesures visant à faire respecter le confinement dans ces zones n’était pas une priorité. Dans un contexte où ce sont la cohésion nationale et le respect des consignes de l’Etat qui permettront de vaincre la pandémie, l’existence renouvelée de territoires où le droit français ne s’applique pas, ou seulement partiellement, nous rappelle l’amère vérité : certaines zones, en France, ne sont plus françaises. Les crises sont toujours des révélateurs des failles d’un pays. Celle que nous vivons nous confirme que c’est la France entière qui est en crise : crise de moyens, crise de vision stratégique, crise ethnique.

Le virus n’est pas la seule pandémie qui se répand aujourd’hui en France. Il appartient aux Français de choisir de traiter, ou non, les autres maux qui rongent notre pays.

Déjà une remarque sur cet article

  1. PhilZ dit :

    Nos politiques depuis 2012 sont coupables de n’avoir pas fait ce qu’il faut alors que moi en exercice médical à l’époque du H1N1 _2008 2009 j’avais reçu des masques en quantité et des informations détaillées sur mon rôle potentiel en cas de pandémie. On avait critiqué Le ministre de la santé de l’époque pour le cout engendré… et pourtant tout était en place pour une gestion raisonnée, efficace et rapide à l’époque… Depuis c’est le laxisme et l’incapacité d’un état tout puissant ou la bureaucratie à la soviétique ne produit rien de bon et ou le président lui même incite en pleine épidémie les gens à aller voter. cet homme et ses ministres sont dangereux, criminels même. incapables de prévoir, incapables de réagir ou prenant de mauvaises décisions, incompétents pour protéger notre pays et paralysant un système économique à bout de souffle après les suicidaires grèves de gens privilégiés de l’état qui par égoïsme corporatiste ont couté à la nation des sommes folles qui auraient été bien utiles pourtant pour des masques, des lits de reanimation etc… Nos gouvernants devront devant le peuple répondre de leurs actes… Merci à tous nos médicaux, forces de l’ordre qui sont sur le terrain au péril de leur vie… Respectons les consignes d’isolement même si c’est difficile pour tous ceux qui vivent en appartement… Ainsi nous ne nous mettrons pas en danger et ne mettrons pas en danger ces policiers qui sont obligés pour la sécurité de tous de verbaliser… un peu de civisme de de responsabilité personnelle feraient vraiment beaucoup de bien dans ce pays

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