Les Etats-Unis renforcent leur présence militaire en Amérique du Sud

L’amiral Craig Failer, chef de l’US Southern Command (le commandement militaire américain en charge de l’Amérique Centrale, des Caraïbes et de l’Amérique du Sud), a annoncé que la force militaire américaine allait être augmentée dans la région : davantage de navires de guerre, d’avions militaires et de forces de sécurités y seront déployés.

Officiellement, ce déploiement a pour but de lutter plus efficacement contre le narcoterrorisme. Ce terme est adéquat, puisque le trafic de drogue inclue de même l’Afrique, les bénéfices de ce marché servant, entre autres, à financer le terrorisme sur le continent et en Europe. Ainsi, la drogue latinoaméricaine est vendue à des auxiliaires africains, qui se chargeront de vendre cette drogue aux jeunes gauchistes européens. En retour, cette manne financière permettra de financer le terrorisme qui engendrera, in fine, la mort potentielle de ce même gauchiste européen, assassiné par une arme qu’il aura éventuellement lui-même financé en achetant sa drogue récréative du samedi soir. L’absurde d’un narco-islam nourrit par ses victimes, en somme.

Par-delà le combat légitime contre le narcotrafic, ces déploiements de forces pourraient, toutefois, avoir d’autres buts. En réalité, sous couvert de lutte contre le narcoterrorisme, les Etats-Unis ont pour enjeu premier de freiner l’influence grandissante de la Russie et de la Chine en Amérique Latine, et notamment au Venezuela.

La semaine dernière, le président Maduro, qui dirige le Venezuela, a été inculpé par la justice américaine pour narcoterrorisme : sa tête a été mise à prix à hauteur de 15 millions de dollars pour son arrestation. Le pays est toujours en crise suite à l’autoproclamation de Juan Guaido, chef de l’opposition, comme présent par intérim du pays, en janvier 2019. La crise économique qui s’est déclenchée au Venezuela avait poussé Maduro a demandé l’aide de la Russie et de la Chine.

En outre, les sanctions économiques américaines contre le pays contribuent à rendre son économie vacillante et sa situation alimentaire et sanitaire périlleuse. En effet, les pertes financières dues au blocus sont estimées, entre 2015 et 2018, à 116 milliards d’euros pour le pays. De plus, la demande du pays émise au FMI, qui consistait à réclamer une aide financière d’urgence pour lutter contre la pandémie actuelle, a été rejetée par ce dernier.

Dernièrement, les Etats-Unis ont appelé le gouvernement du Venezuela a former un conseil d’Etat constitué de deux membres du pouvoir et deux membres de l’opposition, afin d’organiser de nouvelles élections. En retour, les sanctions seraient petit à petit enlevées. Cette demande a été rejetée par Maduro et son gouvernement.

Juan Guaido est, quant à lui, appelé à comparaitre devant la justice vénézuélienne pour « tentative de coup d’Etat ». Cette convocation fait suite à la découverte d’un arsenal militaire, en Colombie, dont la destination était le Venezuela. Guaido a rencontré, en janvier, le secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, avant de s’envoler vers l’Angleterre, ou encore l’Espagne. Des rencontres qui n’ont entrainé aucun changement du statut quo politique actuel.

Le Venezuela, qui cristallise aujourd’hui les conflits d’influence en Amérique Latine, semble donc condamné, à moyen terme, à rester dans un état de crise politique.

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