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Intox du Point sur une messe soi-disant clandestine à Saint-Nicolas-du-Chardonnet

Rédigé par notre équipe le 14 avril 2020.

Titrant « Messe pascale et clandestine en l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet », Le Point force le trait sur la messe Pascale organisée en comité restreint par l’église Saint-Nicolas du Chardonnet.

Selon Le Point, les policiers se sont rendus à l’église, « où de nombreux fidèles assistaient à une messe pascale ». Or, la cérémonie n’a en réalité accueilli aucun fidèle… Composée du clergé habituel de la messe, d’une chorale, d’un organiste et de techniciens permettant de retransmettre la messe sur YouTube pour les fidèles, la cérémonie a en fait été minimaliste et retransmise à distance.

Tenant à répondre aux accusations dont Saint-Nicolas du Chardonnet est la cible, l’abbé Puga a précisé : « Tout va bien à St Nicolas. Un commissaire de Police a voulu faire du zèle à la fin de la cérémonie de Pâques. Mais nous lui avons sorti tous les décrets nous autorisant à célébrer l’office. Il ne les connaissait pas. Nous n’avons pas été verbalisés. La messe n’était pas clandestine car annoncée sur internet retransmise en direct avec orgue et sonnerie des cloches. Le commissaire a été vexé et il a raconté sa mésaventure à la presse d’où les grands titres. Donc un pétard mouillé. »

Cette fausse information a par la suite été récupérée par l’Express, BFMTV, le Figaro, la Croix, Libération, 20 minutes…autant de médias connus pour leur frilosité à dénoncer les réels débordements religieux en France, qui ne sont certainement pas ceux des « catholiques intégristes ».

Selon l’Express, « Les policiers ont pris contact avec le prêtre, qui a été verbalisé ». Propos que dément l’abbé Puga.

De même, le journal affirme : « Les participants s’étant éclipsés, ils n’ont pu être verbalisés par les policiers ». Là encore, une dissonance existe avec les propos de la paroisse, qui affirme qu’aucun participant civil n’avait été présent durant l’office.

Mais on devine pourquoi une telle fièvre s’est emparée des médias dominants pour condamner ce léger rassemblement. Toujours l’Express, se croit obligé de souligner que la messe a eu lieu « en latin, rite qui a pratiquement disparu des diocèses de France ». Le cœur du problème est là, et c’est la bien connue détestation de la tradition catholique par les médias subventionnés qui rejaillit de ces prises de positions.

Des réserves qui baignent, comme bien souvent, dans l’hypocrisie la plus totale. Qu’une petite trentaine de personnes se rassemble, en comité clôt, pour retransmettre la veillée Pascale, choque éperdument ces bonnes consciences du confinement. Mais que des populations entières se meuvent publiquement, des semaines entières, dans les cités et quartiers afro-musulmans, cela n’est qu’un détail de la pandémie. Quant à l’emploi du latin, si rétrograde aux yeux de ces modernes poussiéreux, qu’ils se penchent sur le cas des cérémonies musulmanes, réalisées dans leur écrasante majorité en arabe qui, quant à elle, n’est pas une langue traditionnelle de notre pays.

Les hussards décrépis de la République n’ont plus l’éclat qu’ils avaient jadis, quand la IIIe République pouvait encore afficher un projet de société fort, affirmé et au potentiel fédérateur certain (bien que largement critiquable sur bien des points, notamment religieux). Ceux qui hantent aujourd’hui les couloirs laïcards de la désunion française boitent maladroitement sur leurs contradictions. Et ils ne s’en relèveront pas.

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