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Guérilla urbaine et trafic de drogue à Grigny

Rédigé par notre équipe le 15 avril 2020.

Grigny, un territoire situé au sud d’Orly, a été le théâtre de scènes de guérilla urbaine contre les forces de l’ordre. Dans un quartier de la ville appelé Grigny 2, connu pour être, dans la novlangue, une « zone urbaine sensible » (c.-à-d. sensiblement non-occidentale), des actes de violence ont été perpétués contre des policiers pendant 48h.

Ce week-end, plusieurs appels ont été passés à la police à propos de feux de poubelles allumés dans la ville. Les pompiers avaient eux-mêmes alerté les services de police car, voulant éteindre ces feux, ils avaient essuyé des tirs de mortiers. Toutefois, après être arrivés sur les lieux, policiers et pompiers sont tombés dans un guet-apens organisé par un clan local. Ce n’est qu’avec l’arrivée de la Compagnie départementale d’intervention que les assaillants se sont dispersés dans leurs habitations.

Le lendemain, c’est un hélicoptère de la police qui a été la cible de tirs de mortiers, et qui a dû faire demi-tour… Ces mortiers d’artifice ne sont, toutefois, pas à confondre avec les mortiers de guerre, qui sont quant à eux de réels obus. Malgré tout, ces mortiers d’artifice sont dangereux pour l’intégrité physique des cibles. Ces explosifs sont achetés en Belgique ou aux Pays-Bas, en contournant les lois françaises sur la restriction des diamètres autorisés en vente libre.

Linda Kebbab, déléguée nationale du syndicat de police SGP-FO, a expliqué sur les réseaux sociaux que la tension monte actuellement parce que le trafic de drogues est à l’arrêt. Le confinement empêchant les trafiquants d’aller et venir comme à l’accoutumée. En outre, l’arrêt du confinement pourrait lui-aussi provoquer un regain de violence.

Ainsi, le prolongement ou l’arrêt du confinement entraînera une explosion des violences. A croire que le problème serait ailleurs.

Toutefois, le trafic n’évolue pas partout de la même façon sur le territoire français. Ainsi, dans plusieurs villes du sud, les dealers continueraient de plus belle à occuper les halls d’immeubles. En outre, certains s’adaptent à la situation et proposent des livraisons par coursiers, ou par chauffeurs VTC. Mais une pénurie se profile, l’Espagne et le Maroc, deux plaques-tournantes du trafic, étant tous deux fermés à cause de la pandémie.

Une fois que le trafic reprendra, il est à craindre des luttes entre dealers afin de réoccuper les espaces de vente. Une flambée de violence pourrait donc advenir dans tous les foyers urbains soumis au règne des dealers.

Alors que le pays entier vit depuis plusieurs semaines en confinement presque total, les forces de police et un hélicoptère des forces de l’ordre sont donc attaqués, et des espaces de vie continuent à être tenus par les trafiquants. A situation exceptionnelle, comportements ordinaires pour ces individus d’un autre âge qui féodalisent les territoires de la France à leur sauvage autorité.

Si la pandémie, toute catastrophique qu’elle soit, agit comme un révélateur des failles structurelles de la mondialisation, ce qui entraine de nombreuses réactions afin de repenser cette dernière et retrouver une indépendance stratégique, espérons qu’elle agisse de même au sujet de la situation ethnoculturelle de notre pays. Il est devenu à la mode de parler de réindustrialisation. Soit. Mais ne serait-il pas temps de parler, aussi, de la nécessité de nous ré-occidentaliser ?

Déjà une remarque sur cet article

  1. PhilZ dit :

    habitant de bord de mer, hier l’hélico de la gendarmerie faisait sa ronde pour pouvoir sanctionner les quelques rares à s’aventurer sur les plages désertes…Au prix de l’heure cela représente pas mal de masques qui pourraient eux sauver des vies…

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