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Le nucléaire français attaqué par les lobbies soi-disant écologistes

Rédigé par notre équipe le 09 mai 2020.

Une étude de Valeurs Actuelles révèle que les lobbies « verts » sont en passe d’asséner de nouveaux coups de boutoirs au nucléaire français, fleuron de notre indépendance.

Le nucléaire, bien que constituant actuellement l’énergie la moins polluante en termes d’émission de gaz carboniques, pourrait toutefois souffrir des arrangements politiques entre le gouvernement et les Verts.

En avril dernier, a été publié par le ministère de la transition écologique et solidaire, le PPE : programmation pluriannuelle de l’énergie. Ce dernier prévoit, d’ici 2035, l’arrêt définitif de 14 réacteurs nucléaires, sur les 57 actuellement opérationnels en France.

Le but de la manœuvre, purement idéologique, est de baisser la part du nucléaire dans la production énergétique du pays de 70% à 50%.

Selon Jacques Percebois, qui s’exprime dans les pages de VA : « il n’y a aucune raison technique qui justifie leur fermeture. Le gouvernement n’en a même pas le droit, a priori, car seuls l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire, ndlr) et EDF (dont il est certes actionnaire majoritaire) peuvent le décider pour des raisons liées à la sûreté ».

A l’inverse, le nombre d’éoliennes devrait passer, d’ici 2028, de 7 000 à 25 000. Et ceci alors que la technologie n’a pas évolué et conserve ses limites structurelles : une éolienne n’utilise que 24% de ses capacités car son activation n’est que ponctuelle (elle dépend du vent), tandis qu’une centrale est active 24h/24 et exploite 100% de son potentiel énergétique.

En plus de son inefficacité énergétique, le tord principal de l’éolienne est la défiguration des paysages. Ruinant vallées et littoraux, les éoliennes détruisent le patrimoine naturel de la France et l’enlaidissent encore davantage (nous devions déjà souffrir les antennes électriques, les zones industrielles et les tours HLM, n’en rajoutons pas avec ces géants à hélice…).

Jean-Marc Jancovici précisait, dans les pages de Le Point : « La réalité, c’est que remplacer le tiers du nucléaire par de l’électricité renouvelable ne nous fera rien gagner en CO2, et mobilisera des centaines de milliards d’euros que, du coup, nous n’utiliserons pas pour rénover les logements, changer les chaudières, construire des infrastructures pour vélos, électrifier une partie des transports, modifier le paysage agricole, etc. Dans ces domaines, on ne fait quasiment rien de sérieux, on balbutie ».

Un autre enjeu, de taille, menace le secteur nucléaire : l’emploi de plus en plus fréquent de sous-traitants pour assurer la maintenance des sites. Ces derniers s’occupent, à hauteur de 80%, de la maintenance des sites nucléaires français, choix notamment illégal lorsqu’il concerne des opérations à risques.

Du fait d’un manque de vision stratégique et à long terme, le manque d’investissements et de renouvellement entraînent l’abaissement de l’excellence industrielle de la France dans ce domaine énergétique.

Tandis que la France sape sa puissance, la Chine, quant à elle, est sur le point de mettre en service un nouveau réacteur EPR, Taishan 2. Cet EPR a une efficacité accrue de 22% par rapport aux autres centrales. La France, elle aussi, souhaitait développer ce type de réacteur, qui a notamment l’intérêt énorme de pouvoir réutiliser les déchets radioactifs. Mais, faute de soutien politique, le projet avait été enterré en 2019.

Alors que le XXI siècle aura son lot de concurrence internationale et de jeux de puissances, l’Etat continue de saboter les efforts séculaires de la France, par lesquels elle avait réussi à se hisser dans les sommets du rang des nations. Jusqu’à quand accepterons-nous ce sabotage légal ?

Déjà une remarque sur cet article

  1. zelectron dit :

    Ce gouvernement n’a qu’un TOC en tête: se faire réélire au prix de n’importe quoi, n’importe qui et n’importe comment !

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