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Les Etats-Désunis et la haine des Blancs

Rédigé par notre équipe le 05 juin 2020.

La mort de Georges Floyd, tragiquement décédé suite à une intervention policière violente, comme en connait tant les Etats-Unis, a embrasé les USA. Tous, nous avons vu ces images de guérilla urbaine et de bâtiments en feu dans le pays qu’on nous présentait, il y a encore quelques années, comme le nec plus ultra de la modernité, de l’ouverture et de l’enrichissement multiculturel. Aujourd’hui, le pays du grabataire Oncle Sam devient le lieu de maturation de l’albophobie (ou racisme antiblanc) la plus décomplexée. Et cette haine vient, en grande partie, de l’extrême-gauche étatsunienne.

Mais, premièrement, abordons la question des chiffres. Selon le Département de la Justice des Etats-Unis, que reprend un article du Monde, les meurtres sont, en 2018, commis de façon intra-ethnique. Ainsi, 80,8% des Blancs victimes d’homicides ont été tués par des Blancs, et 88,9% des Noirs victimes d’homicides l’ont été par des Noirs. Ensuite, contrairement à ce qui est avancé dans les médias américains, un Américain blanc a davantage de chance de se faire tuer par un américain noir que l’inverse. Toujours en 2018, aux Etats-Unis, 15,5% des Blancs assassinés l’ont été par des Noirs, tandis que 8% des Noirs assassinés l’ont été par des Blancs.

Mais cette réalité des chiffres ne vaut rien dans une société post-occidentale qui a choisi de faire de sa propre ethnie un sujet de honte. En définitive, la deuxième moitié du XXe siècle n’en finit plus de polluer le début du XXIe : les Européens continuent de gérer leurs conflits coloniaux, cette fois à domicile, et les Etatsuniens la révolution culturelle qui a débuté chez eux dans les années 1960 et qui remet en cause, depuis lors, les fondements de leur société.

Cette fièvre ethnique qui s’est emparée de l’Amérique touche les Noirs, mais aussi les Blancs qui, atteignant des sommets d’ethnomasochisme, donnent lieu à des scènes ahurissantes.

Ici, on peut par exemple voir un groupe de Blancs à genoux devant un groupe de Noirs, et leur demandant pardon pour le racisme.

 

Là, on peut assister à une messe antiraciste consistant à réciter, de façon collective, une prière de repentance contre le mal raciste inhérent à la communauté blanche.

En France aussi cette fièvre prend de l’ampleur : lors d’un rassemblement en soutien à la mort d’Adama Traoré, un policier noir s’est fait insulter de “vendu” par la foule. Les gauchistes ne supportent pas ce qui contredit leurs schémas simplistes.

Les Etats-Unis, qui ont toujours constitué un bastion des religions matérialistes en tout genre, sont aujourd’hui en phase de conversion massive à l’antiracisme. La scène de prière collective visant à repousser le péché du racisme est anthropologiquement parlante : nous assistons au sacre d’une nouvelle spiritualité et de nouvelles idoles. Si l’antiracisme était, jusqu’ici, cantonné à des facs d’extrême-gauche et à des médias dégénérescents, il est désormais légion au cœur même de la société.

Ainsi, le site Slate (une fois n’est pas coutume, même nos gauchistes semblent pris d’un certain malaise), dénonce les dérives de l’antiracisme américain. Notamment celui de Saira Rao, connue notamment pour organiser des dîners avec des femmes blanches, dans le but de les éduquer à se purger de leur « racisme structurel ». Pour cette dernière, les femmes blanches seraient le pilier du racisme, car elles le maintiendraient en vie en supportant les hommes blancs (ces derniers étant considérés comme irrécupérables). Sur le site, John McWhorter, journaliste afro-américain, parle lui aussi du domaine du religieux afin de décrire cette idéologie : « Le privilège blanc est le péché originel des personnes blanches, présent dès la naissance et indéracinable. Chacun peut faire pénitence en témoignant de ce privilège, dans l’espoir d’une forme de pardon. »

La France ayant, quant aux « avancées sociétales », toujours 10 ans de retard (ou de répit) sur les Etats-Unis, ce qui se passe actuellement dans ce pays nous donne un avant-goût de ce qui adviendra sans doute chez nous. Au vu des populations présentes sur le territoire français, l’ampleur du phénomène risque d’être sans commune mesure.

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