Un nouveau site maya découvert au Mexique

Construit plus de 1 000 ans avant Jésus-Christ, le site « Aguada Fénix », a été découvert récemment dans le sud du Mexique.

La construction, gigantesque, s’étend sur 1400 mètres de long et 400 mètres de large. La plateforme du site est, quant à elle, entourée de nombreux fossés et de nombreuses chaussées. Les tests de carbone 14 ont démontré que ce site est actuellement le plus ancien témoignage d’une construction monumentale maya. L’ensemble du complexe du site aurait supporté un volume total de 3,8 millions de mètres cube, soit davantage encore que la pyramide de Gizeh, en Egypte.

Si Aguada Fénix n’a été que récemment découvert, il n’était pourtant pas perdu au milieu de la forêt amazonienne, comme d’autres sites explorés jusqu’ici, mais est au contraire présent au sein d’une zone habitée. C’est la forme du site qui, en donnant l’impression d’un paysage naturel, l’avait rendu caché aux yeux des scientifiques et des archéologues. Selon les premières études, la création du site aurait, à l’époque, nécessité l’emploi de 5 000 personnes, nuit et jour, pendant 6 ans.

Le site a été détecté grâce à l’emploi du Lidar (télédétection par laser qui permet de reconstituer des reliefs par l’envoi de centaines de milliers d’impulsions), et semble avoir été bâti afin de mener des cérémonies.

La date de construction du site indique que ce dernier a été élaboré durant la période d’installation des Mayas sur leur territoire. En outre, différents éléments culturels indiquent que les Mayas ont repris des traits de civilisation d’un peuple encore plus ancien : les Olmèques. La présence d’un grand plateau est, par exemple, une caractéristique olmèque, les Mayas construisant très vite, quant à eux, des pyramides.

Après plusieurs siècles d’oublis, c’est au XIXe siècle que les sites Mayas, et la civilisation de ces derniers, furent redécouverts par des explorateurs. Il semble que la civilisation maya se soit effondrée entre les années 750 et 1050, période où ce peuple cesse de construire ses si caractéristiques structures monumentales. Les causes de leur disparition presque totale, au cours du XIe siècle, restent encore inconnues. Cela aurait pu être dû à des guerres incessantes entre cités-Etats, à des famines ou encore à des bouleversements écologiques locaux. En outre, cette période voit le système monarchique maya s’effondrer, de même que la démographie. Les villes, qui ne semblent pas avoir été prises ou détruites, ont été peu à peu abandonnées.

Lors de l’arrivée des Espagnols, les rares cités mayas restantes furent rapidement conquises, en 1524. Pourtant le tout dernier royaume maya ne succombera qu’en 1697. Aujourd’hui, les ruines et les écritures mayas constituent les principaux témoignages de cette antique civilisation. Toutefois, l’élément linguistique perdure au sein de l’Amérique latine actuelle : dans les campagnes du Guatemala et du sud du Mexique, une grande part de la population a des origines mayas et parle l’une des nombreuses langues de cette civilisation. Ainsi, les langues mayas sont, encore aujourd’hui, parlées par environ 5 millions de personnes.

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