Macron risque-t-il de mener le pays à la guerre civile ?

La question peut paraitre provocante, tant les institutions de la Vème République offrent une stabilité institutionnelle forte. Mais la pratique personnelle du pouvoir par Emmanuel Macron a montré des signes d’une grande fébrilité, qui pourrait conduire le pays dans l’impasse.

Précisons d’emblée qu’il ne s’agit pas ici de reprendre les couplets complotistes sur la psyché du chef de l’Etat et sur les rueurs qui l’entourent. En son temps, le magazine Marianne s’était autorisé à tirer sur « Sarkozy le fou », mais il s’agit là d’un inacceptable rétrécissement du débat public.

En revanche, il est légitime d’interroger la pratique du pouvoir concrète de Macron, son comportement avéré ces 5 dernières années, sa façon de décider et d’agir. Et de ce point de vue, il est évident que son « ego » joue un rôle important.

La presse internationale vient d’ailleurs de l’étriller pour son gout pour les costumes, et son ridicule dans la mise en scène avec un sweat des forces spéciales, lui qui n’a pas fait son service militaire !

Mais il est un trait encore plus inquiétant, c’est sa lâcheté. Lâcheté a entendre au sens physique du terme : on sait (par Brigitte Macron) que le Président a eu peur pour sa sécurité à plusieurs reprises (évacué au Puy en Vellay, caché dans le PC Jupiter pendant les Giles Jaunes…). Ceci explique qu’il a toujours cédé à la violence.

Le péché originel, de ce point de vue, aura été Notre Dame des Landes. Après avoir juré ses grands dieux sur les plateaux qu’il appliquerait le résultat du référendum par espect pour la démocratie, il a reculé (et annulé le projet) dès que quelques meutes se sont produites. Lors des Gilets Jaunes, il a renoncé à l’ensemble de sa réforme fiscale (pour plusieurs dizaines de milliards) parce que quelques avenues de l’Etoile à Paris était bloquée. En Guadeloupe, il a littéralement exonéré la région des règles sanitaires en vigueur après quelques blocages de routes. Plus récemment, en Corse, il a offert l’autonomie parce que quelques bandes de jeunes brulaient des poubelles à Bastia…

Comme, dans le même temps, son arrogance et ses petites phrases ont mis le pays en ébullition, il est logique de s’attendre à un second mandat empli de violences et de revendications, suivies d’autant de recul de l’Etat et de son dirigeant.

Très à l’aise dans l’exercice du pouvoir dans sa dimension « ministère de la parole », Macron a la main qui tremble dès que le réel s’interpose.

De ce point de vue, sa réélection serait une catastrophe et un grand danger pour la France. Des troubles civils sont a attendre dans ce cas là. Il est encore temps pour la France de Droite de se réunir derrière l’équipe de Valérie Pécresse, Eric Ciotti, Bruno Retailleau, Michel Barnier, Laurent Wauquiez, F-X Bellamy, Xavier Bertrand et tant d’autres. Ensemble, ils peuvent relever le pays. Les autres aventures électorales (Zemmour notamment) sont vouées à l’échec dans le système à deux tour qui favorise le rassemblement avec le centre au second.

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A propos de l'auteur Thierry Sautier

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